vendredi 31 juillet 2009

Ils sont en vacances, eux...

Le Figaro ouvre sa page politique par ce billet « Vacances en France pour la plupart des ministres ». Vacances… Soupir… Le Nouvel Obs n’est pas en reste. En haut à gauche à la une, « Vacances de Sarkozy ». Détail amusant, ce billet est classé dans la catégorie « people ». Ben oui, c’est plus trop de la politique.

Ils sont en vacances donc. Lagarde va plonger, Woerth va faire de la haute montagne, Pécresse va manger des bonnes choses en Corrèze. C’est chouette, ravi pour eux. Roselyne Bachelot va s’éviter une Mattéite aiguë et va rester vers Paris. Ah bon. Et après…
Et après un soupir. Et une envie, forte, d’être en vacance.

Photo de Saint Jean de Luz… Et soupir, fort soupir…
PS : bienvenu à bébéNémo. Des belles nouvelles sur les blogs aussi.

jeudi 30 juillet 2009

Le feu de cheminé pollue. Et la bêtise ? (retour sur la taxe carbone)

Information du jour : une demi journée de feu de cheminé équivaut à 3500 km… Et la secrétaire à l’Environnement de s’interroger sur cette volonté d’encourager le chauffage par bois…

Je ne vais pas avoir la bêtise de considérer les hommes des cavernes et les paysans du moyen-âge comme les responsables du réchauffement, mais quand même…
S’il y avait simplement une réalité : vivre pollue. Tout bêtement. Aller travailler, ça pollue. Travailler, ça pollue. S’amuser, ça pollue. Dormir, ça doit polluer aussi ? Ben oui, le lit fabriqué par nos polluantes manufacture, le prout du matin qui détruit la couche d’ozone… Y aura-t-il une taxe sur le prout du matin pour limiter l’effet sur l’ozone ?

Je commence à en avoir mal à la tête de ce débat sur la taxe carbone et l’écologie imposée et coercitive. Ca commence à s’exciter sur la blogosphère à propos de cette nouvelle taxe qui frappera plus les ménages qui bossent que les véritables pollueurs, et qui de fait est un authentique scandale.
SarkoFrance pose d’excellentes questions. Sur son annexe, une phrase qui résume quand même bien ma pensée : « La taxe carbone est un bel exemple : révolutionnaire, elle est un instrument de lutte contre le réchauffement climatique. Mal ficelée, elle peut devenir une “TVA verte“, un impôt qui pénalise les plus précaires. Mal dimensionnée, elle peut devenir un simple argument de bonne conscience “bobo” qui ne résout rien. ».
C’est tout à fait ça… J’ai l’impression que, pour l’instant, on en est au troisième point. Bonne conscience pour certains, mais à coté de ça, pendant qu’on a « le luxe » d’être écologique, les usines continuent à polluer, et l’ensemble du monde de se marrer de cette France qui se lie encore les poignets.

Ce qui est insupportable, c’est qu’être très réticent à ce racket organisé que va devenir ce cake carbone pourrait faire passer pour anti-écolo. Ce que je dénonçais la semaine dernière : une belle idée pour faire passer quelque chose de difficilement acceptable. Et faire de l’écologie de manière coercitive et intégriste.
Attention à ne pas dégouter les français de l'urgence écologique, bien réelle celle là… Le vote du 7 Juin n’était pas un vote écologique : on ne tire aucune conclusion sur une participation aussi faible. Et en rajouter en frappant le portefeuille de celui qui n’a pas la chance de pouvoir aller à son travail en vélo avec une marguerite à la bouche, ou qui n’a pas les moyens d’équiper sa maison individuelle de panneaux solaires, ne rendra surement pas populaire le combat écologique.

Quand il y a des enjeux aussi importants que l'enjeu écologique, il me parait plus opportun d'essayer de convaincre et de faire adhérer que d'imposer des usines à gaz qui font mal de manière brutale et pas forcément réfléchie. Michel Rocard se souvient il du taux de taxes indécent dans le litre d'essence que met le pékin moyen pour aller et revenir de son boulot ? Tout là haut, quand on peut se faire payer par le ministère une Toyota Prius, c'est facile d'être écologique. Mais dans ce que Jean-Pierre appelait "la France d'en bas" ?

Je ne sais pas si le bon sens est vraiment présent en ce moment… Déjà une solution franco française sur un problème mondial, cela me dérange. Frapper les ménages et les salariés et parler déjà « d’arrangements » pour certaines professions, cela me sidère. Ajoutant que pour certains pays, il est plus important, vital, de parler « développement » que « développement durant », l’impression d’une douloureuse inefficace et injuste demeure ce gout amer en arrière gosier…

Finalement, j’irai couper du bois pour cet hiver et le mettre dans ma cheminé. Même si…

mercredi 29 juillet 2009

Retour en tous genres... Amstrong, Schumacher, et pourquoi pas... ?

Après trois ans de retraite, Lance Amstrong est revenu sur le Tour de France.

Tout à l'heure, l'information tombe en rouge sur I Télévision : Nicolas Sarkozy va mieux Mickael Schumacher revient chez Ferrari (remplacer le pauvre Massa).

Et là, une idée, comme ça... Et si Jacques Chirac revenait remplacer Nicolas Sarkozy, en repos relatif ? Ahhh elle est bien bonne l'idée, non ?
(et par là même, Lionel Jospin pourrait venir remplacer Martine Aubry à Solférino...)

Il se passe des choses cet été...

J'aurais pu soutenir Manuel Valls... Mais là non.

J’aurais bien pris, il y a quelques temps, la défense du socialiste Manuel Valls. Oh, je ne suis pas naïf et suis conscient du coté « baiser de Judas » d’un tel soutien. Je suis de droite, donc soutenir Valls validerait cette insulte suprême dans son camp « il est de droite », et ce serait pour lui dur à vivre…
J’aurais bien pris la défense de Valls. Mais depuis hier et cette ridicule photo, je ne peux plus, et j’ai envie d’aller hurler avec les loups. Mon coté mouton. Je traite le sujet que toute la blogosphère traite. Et en plus sans originalité ni courage. Bon à piquer ? Peut être…

Il y a une semaine donc, j’aurais quand même apporté un soutien à Valls. Et rappeler simplement que lorsqu’on a, dans son camp, des personnes qui peuvent faire le lien avec d’autres maisons, cela peut être un atout.

Rassembler pour gagner, au delà de son camp
Le professeur de Science Politique, M. Lapalisse, avait sorti un dogme du type « pour gagner une élection, il faut la gagner ». Ce qui n’est pas faux en soit. Et en allant plus loin, pour la gagner, il faut faire plus de voix que son adversaire.
Et cela implique arriver à rassembler sur son nom et ses valeurs un peu au delà de son camp d’origine. Notamment parmi l’immense frange des français apolitiques et apolitisés. Qui ne se sentent ni de droite, ni de gauche, ni de rien du tout…

Quand je lis certains ou certains bloggueurs, je suis stupéfait du manque d’ouverture dans certains camps. Y compris dans le mien. Je me considère « gaulliste ». Ben vous verrez pleins de groupuscules qui se considèrent comme les « vrais gaullistes », les purs. Parfois même ça part à des élections, insultants les « faux », les « traitres ». Bon, ça fait 0,2 % mais voilà, c’est fait. Insulter au lieu d’essayer de convaincre…
Ben à gauche, comme ça, j’ai l’impression qu’il y en a plein. « On veut un parti vraiment de gauche et que de gauche ». Sous entendu excluant et stigmatisant, pour ne pas dire insultant, ce qui seraient « moins à gauche » que le dogme l’exigerait. Bref, les roses pâles on n’en veut pas, dehors. On fera bien sur campagne sur la tolérance car c’est une valeur de gauche, mais on ne tolère pas en notre sein des qui soient pas dans la droite pure ligne de gauche du mouvement.

Alors ça donne au final un parti d’une pureté immaculée, un vrai parti de gauche. Ca ne dépasse pas les 5 % et fatalement c’est loin d’être élu, mais c’est un parti purement de gauche. Qui se range à coté de la dizaine de partis « encore plus purement de gauche » qui chacun frôlent les 1%.
Je me moque, car à la fin des années 90’, quand le centre et la droite se cherchaient autant que les partis de gauche aujourd’hui, on avait pléthores de petits groupuscules qui ne supportaient pas de s’acoquiner avec d’autres… Et la droite, la plus con du monde, perdait les élections les unes après les autres.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je ne me suis jamais senti à l’aise avec la « gauche », et pourquoi je me considère de droite. Notamment cette envie de « pureté de gauche », presque intolérante. Aucune compromission avec tout ce qui n’est pas gauche, d’accord. Mais est ce que discuter, partager, parfois approuver, c’est se compromettre ? Quand j’entends Buffet parler de ne faire une politique que pour les gens de gauche, je n’ai pas envie de voter pour elle : cela voudrait dire que je suis exclu de sa politique, et je n’ai pas envie d’être exclus, pas plus que j’ai envie que les gens pour qui je vote excluent des personnes de l’autre bord. Quand j’entends des artistes de gauche (qui valident à fond l’HADOPI parce que ça les arrange soit dit en passant) se dire fier de « ne pas pouvoir avoir d’amis de droite », cela me fait fuir, franchement fuir.
Je parlais plus haut de la manière de faire de la politique, en insultant celui que l’on considère corrompu par d’autres idées que les siennes. Faire de la politique, c’est aussi chercher à rassembler sur ses idées, sur ses valeurs. Peut on rassembler en insultant et stigmatisant, y compris parfois des gens de son camp que l’on ne considère pas assez « comme il faut » ? Personnellement, je veux avoir comme responsable politique des rassembleurs, pas des clivants. Pour ça aussi que je suis mal à l’aise avec Royal ou Sarkozy.

Plus que jamais, je crois que ce dont la république a besoin, c’est moins d’une gauche ou d’une droite de combat et d’affrontement, que d’une gauche et d’une droite de rassemblement. Dans leur camp, mais aussi et surtout dans l’ensemble de la société.
C’est bisounours ? Oui, peut être, mais je m’en moque.

Je vais aller plus loin. Je me mets dans une posture de personne de droite. Si je vote pour un candidat de gauche, fatalement il aura plus de chance de passer car il aura une voix qui provient du camp d’en face. Si ce candidat de gauche arrive à rassembler son camp et en plus dépasser dans le camp d’en face, il sera fatalement majoritaire.
Il y a à gauche des personnalités comme ça qui sont très appréciés du camp d’en face. Un par exemple : Dominique Strauss Kahn. Soyons clair, s’il y a un deuxième tour Sarkozy – DSK en 2007, grande chance que mon vote soit différent. Et grande chance que je ne sois pas le seul « de mon camp », ou plutôt de ma sensibilité, à partager ce sentiment. De même que de confession locale, des collègues élus locaux socialistes m’ont confirmé que si le deuxième tour avait été Chirac – Royal ou Villepin – Royal (même Bayrou – Royal), et bien la candidate de leur parti n’auraient pas eu leur vote.

On parlait de Manuel Valls...
Revenons à Manuel Valls. Il a tous les défauts que l’on veut. Il est ambitieux et ça se voit un peu beaucoup. Un mélange de Copé et de Sarkozy père et fils dans cette envie de réussir, j’avoue que ça peut rebuter. Il fait un peu beaucoup de bruit pour seulement se voir mis en avant : c'est-à-dire pour pas grand-chose. Et idéologiquement, on ne sait pas trop où il est. En Novembre pour le non à la constitution européenne, et pour le oui un mois plus tard. Pour Royal mais la désapprouvant frontalement une semaine plus tard. Etc…
Par contre, sur des positions, il pourrait permettre de faire un lien avec ceux qui veulent une gauche moins minimaliste sur les questions de sécurité. Une gauche moins dogmatique et idéaliste sur les questions de la ville. C’est un socialiste, clairement. Mais quand certains le considèrent « traitres », je le qualifierais de « moins borné, plus ouvert ».
Après, qu’il fasse des appels du pied au pouvoir Sarkozyste… Il annonce avoir refusé un poste de ministre, c’est plutôt à son honneur je trouve. Et si sa présence dans l’état major socialiste peut ouvrir au PS des personnes venant de la droite, cela devrait réjouir les gens de Solférino et les militants socialistes plutôt que de leur faire peur. Toujours sur cette thèse : « une élection se gagne quand on la gagne », et on la gagne aussi en rassemblant au-delà de sa famille d’origine.

Et puis patatra, alors que Manuel Valls devenait en plus sympathique dans sa posture du martyre de Solférino, la bêtise d’une communication bête, mais bêteLa photo. Ridicule.
Qu’il se sente bâillonné au sein du PS, bon… Je lui dirais qu’à l’UMP, c’est pire malgré les phrases pleines de bons sentiments du bon Dominique Paillé, mais soit. Qu’il aille se faire photographier en Espagne pour critiquer le parti socialiste espagnol, c’est… Franchement, je serai Frédéric Lefebvre, je présenterai mes excuses aux espagnols au nom du parti socialiste français tellement c’est affligeant

Ca me rappelle ceux qui crient à la dictature en France, à l’absence de démocratie. Je leur répondrais toujours que je préfère une « dictature » qui respecte les urnes à une « démocratie » imposée par quelques uns. Je pourrais citer Toreador en vacances, à qui cela démange de banderiller l’opposition d’Aix qui veut gagner une élection par les tribunaux, alors qu’elle l’a perdu deux fois par les urnes. Une démocratie qui ne respecte pas les urnes, je n’en suis pas fan…

Manuel Valls est ridicule. La photo est ridicule. Sa mise en scène est ridicule. Et l’image qu’il donne de son parti est ridicule. Il mérite plus qu’une lettre de Martine Aubry. Quand un gosse fait des bêtises, qu’il crie et tape du pied à faire chier tous les autres patients de la salle d’attente, il mérite un coup de pied au cul.
Donc prendre sa défense ? Là non, il va trop loin. Il cherche uniquement à se montrer, à se faire sa pub. Ce que je fais d’ailleurs en lui consacrant un billet, objectif réussi. L’intérêt supérieur de la nation ou de son parti ? On verra plus tard. Il veut se la jouer Sarkozy, prendre le parti par l’opinion et contre ceux en place. Soit.

Sauf que là, c’est plus son image et celle du parti que Manuel Valls ridiculise. C’est la classe politique française, en plus à l’étranger, qui est ridiculisée. C’est une faute pour moi.

Finalement, même l’été on voit de la politique, on parle politique. Pendant que des salariés se suicident, certains responsables d’opposition se ridiculisent. C’est dommage… C'est indigne.

mardi 28 juillet 2009

Malaise présidentiel : début de ras-le-bol relatif...

Ce matin sur Itélé… Première information, en direct s’il vous plait : « repos relatif de Nicolas Sarkozy »… On passera sur cette expression d’une bêtise sans nom « repos relatif ». Ca veut dire quoi, un repos relatif ? Moi, je me repose ou je ne me repose pas. C’est comme tiens si ce week-end, je me prenais une « cuite relative ». Ca veut dire quoi ? Rien. Mais bon, elle ne veut tellement rien dire l’expression que toute la presse la reprend ce matin, donc…

La journaliste d’ITV, devant le perron de la Lanterne, répondait au doux nom de Valentine Lopez. Valentine, j’ai bien ce prénom. Elle ne faisait que son boulot. C’était à la limite du people, mais elle faisait son boulot, avec un sourire appréciable.
Ainsi Nicolas n’a rencontré que deux personnes hier, dès son retour de l’hôpital. D’abord Sébastien Bazin. Oui, le Président du Paris Saint Germain. Peut être ont-ils parlé mercato. Pour ma part, j’aimerais savoir si Erding et Hoarau peuvent être complémentaires (je ne comprends pas ce recrutement), et où Rothen va partir. On est loin de la grippe H1N1 ou des commentaires tronqués sur les chiffres du chômage, mais bon, c’est Bazin qu’il reçoit. Il parlera littérature un autre jour…

La deuxième personne qu’il a reçu, c’est François Fillon belle maman. Pétard, belle maman. L’information est de taille. J’espère qu’elle lui a bien fait à manger mais… C’est vrai, il est au régime. L’autre information, il est au régime. Merci Valentine Lopez... Merci iTélévision...
Et puis là, je m’énerve. De bon matin. Et j’en ai marre. L’été 2007, après son élection, les informations de l’été étaient du niveau « le président a fait une baignade dans le lac Sainte Zouzou ». Mélange de Voici et du Journal de Mickey.

L’information que j’aurais trouvée intéressante était qu’apparemment, durant ce temps d’absence, Sarkozy et Fillon ne se sont jamais vu. Quand Chirac était malade, il voyait quand même Villepin. Là, non. Sarkozy voit Guéant, mais pas le « collaborateur » Fillon, qui est quand même chef du gouvernement.
Oui, c’est de la politique. C’est moins glamour que de savoir que le Président a mangé une soupe de poireaux et un pirouli en dessert, qu’il a reçu la visite de belle maman qui lui a tricoté un pull marine, et qu’il a pris un bain avec des bulles qui sentaient la vanille et le potiron. Mais moi, je ne m’intéresse visiblement qu’à des conneries.

Tiens, par exemple, un autre truc qui m’intéresse, c’est l’immense Frédéric Lefebvre. Et son « accident », qui n’était pas cardiaque celui là. Le Post résume ce grand moment qui valide l’expression que dès fois, savoir fermer un peu son grand caquet n’est pas un défaut. Ca évite en tous cas de se prendre une pas trop saine colère d’un Président en repos relatif…
Devons nous rappeler à cette occasion qu’aucun ministère ne voudrait de ce merveilleux porte parole actuellement sans emploi ?

Finalement, ça va faire deux jours qu’on n’entend parler uniquement de cette histoire de malaise. Avec des questions journalistiques et éditoriales qui font mal aux côtes. « Le Président doit il moins en faire ? ». Pétard, on est un kyrielle de blogs à se poser la question depuis deux ans. Et des crétins comme moi qui pensent que Président et hyper actif ne sont pas des termes qui vont bien ensemble, et pas uniquement pour des considérations vagales.
Et en ce moment, c’est pénible de venir au boulot en écoutant la radio le matin. Le soir, Rolland Courbis et le foot reviennent sur RMC, c’est bien. Mais le matin…

Alors finalement, et au lieu de risquer moi aussi un malaise d’énervement, de fatigue, de je ne sais quoi, j’écoute de la musique. Et ce matin, en arrivant sur mon lieu de travail, j’entendais une version live d’Everybody’s changing de Keane.
Elle m’évoque tellement pleins de souvenirs cette chanson. Tellement… Tout le monde change parait il. Certain(e)s en mal, passant d’Athéna à Hadès. Et d’autres, comme le vin, murissent, s’améliorent. A quelle catégorie appartient notre classe politique ? Je ne veux pas plus répondre à cette question que de savoir dans quel groupe je suis…




PS : je n'aurais même pas parlé de la possibilité de non utilisation pendant deux mois du Stade Vélodrome... Décidément, en plus de vouloir me rendre mon été détestable, les astres jouent à ce que l'OM commence la saison avec pleins de points positifs... Soupir...
Pour rappel, OM Bordeaux, c'est fin Aout.

lundi 27 juillet 2009

Même lui est mortel...

Vu que beaucoup parlent de l’accident de Sarkozy, ben je vais m’y mettre moi aussi… Comme pas mal, j’ai appris l’accident en bullant devant le Tour de France. Tout juste suis-je sorti pour héler Falconette qui se dorait au bord de la piscine.

Alors y a plusieurs choses en tête… D’abord, on est humain et républicain avant d’être politique et partisan. Enfin, c’est ce que je pense et espère. On pourra plus tard en rigoler. On n’y manquera pas d’ailleurs, et c’est très saint. Mais on est humain, et civilisé, normalement. Normalement… Je dis normalement, car la lecture de certains billets me dérange un peu. La divergence d’opinion n’empêche pas d’éviter de se prêter à certains commentaires qui mettent en avant une intolérance que je trouve assez terrifiante. Mettre en avant qu’on « ne souhaite pas un bon rétablissement à Nicolas Sarkozy », je trouve ça plus méchant que franchement idiot. Autant se taire, car faire faire silence à l’intolérance, c’est bien aussi.

Nicolas Sarkozy est malade. Et bien comme tout malade, même si des fois on n’est pas d’accord, je lui souhaite de vite se remettre. Comme en plus il parait que ce n’est pas très grave, et bien on est rassuré. Et on continuera à gueuler s’il prend des positions qui ne nous conviennent pas. C’est la vie politique, et c’est très bien comme ça.
Et cette dernière n’empêche pas d’être humain et tolérant. Si on ne les pas soi même, comment l’imposer à ceux qui ne sont pas d’accord avec nous ?

Ensuite, y a cette perpétuelle réflexion sur notre profonde mortalité. Le chef de l’Etat, impressionnant par son énergie, peut faire un malaise et risquer gros. En ce moment, quand je cours, je suis épuisé. Moralement sans doute, et ça se diffuse doucement dans mes jambes. Je n’avance pas, je souffre presque, et je finis épuisé. J’ai 23 ans de moins que le Président, mais aussi je pourrais m’effondrer. Une différence : je n’aurais sans doute une demi-douzaine de garde de corps autour de moi, juste un téléphone portable au bras…
Mais plus sérieusement, oui nous sommes mortels. Je ne vais pas avoir le regard en direction de Genève ou du Creusot, mais cela devrait nous obliger à être un peu plus adulte, tolérant... Tolérant toujours, parce qu’au final on finira tous au même endroit. Oui, on peut souhaiter que Sarkozy soit bien malade, de toutes manières on finira au même endroit que lui et tous les autres finiront, alors à quoi bon ?

Syndrome Michel Berger qui rappelle qu’on est une machine facilement défaillante, le corps humain.

Alors oui, après coup ce matin et après avoir entendu 20 minutes sur la route de commentaire sur l’accident de Sarkozy, je trouve qu’on en fait un peu beaucoup maintenant. On sait qu’il sort tout à l’heure de l’hôpital, c’est très bien, passons à autre chose. Même si j’ai le souvenir que l’intervention de Chirac en 2005 avait été elle aussi longuement commentée. A juste titre.
Attention juste, médias, bloggueurs, politiques, etc, à ne pas trop en faire. A ne pas surjouer l’évènement. A ne pas non plus tomber dans l’intolérance crasse qui consiste à se réjouir du malheur physique de son « adversaire politique ». Là encore, ce genre de sentiment me fait frémir. Si la politique doit se jouer par les poisons et les porte flingues,

J’en arrête là pour revenir au point politique. L’ami Birenbaum rappelle quand même que « si le Président Sarkozy meurrrrrt, c’est le vétérinaire Géard Larcher qui le remplacera ». Ah oui tiens…
Et politiquement, ce malaise aura eu du bon. Le mini remaniement attendra. On attendra alors avant de voir la nomination de complaisance de Frédéric Lefebvre, et l’Etat ne supportera cette nouvelle surcharge de laide graisse durant l’été… Enfin, on ne perd rien pour attendre là…

Je n’irai pas courir ce soir. Pas plus que je ne ferai un régime. La leçon du week-end. Avec celle toujours maintes fois répétées. Nous sommes mortels. Ne l’oublions pas…

dimanche 26 juillet 2009

Parler de vin : Côte de Provence du Château Sainte Croix

Aujourd'hui, je recycle... Ce matin, j'écrivais sur mon deuxième blog, la Cave du Faucon. Je parlais d'un vin de Provence que j'ai beaucoup aimé...
Sur mon blog "premium", je n'ai envie de parler de rien. Ni du malaise de Nicolas Sarkozy (qui ne m'amuse pas), ni de rien d'autre... Donc je recycle le billet d'à coté.


Promis, demain je serai plus constructif et original...

GLOU - Côte de Provence - Rosé charmeur château Sainte Croix.
* Région : Provence
* Appelation : Côte de Provence
* Couleur : Rosé
* Nom : Rosé charmeur
* Propriété : Chateau de Sainte Croix
* Millésime : 2008

* Prix : Restaurant à Castellane (bouteille autour de 13 €)

* Date de glou-glou : Mai 2009
* Occasion : Restaurant à Castellane
* Avec : Vol au vent de poisson, daube de poulpe.

Ca fait longtemps que je n'ai plus écrit dans ma cave... Finalement, il faut un dimanche de Juillet, qui sent bon les vacances et la chaleur, pour avoir envie d'écrire sur le vin. Et sur un vin qui sent bon les vacances, la chaleur.
Il y a des vins vraiment estivaux. Qui sentent les vacances, le sud, la chaleur. Ces vins sont peuvent être rouges. Mais il faut qu'ils soient gorgés de fruit, et que les tanins restent à la maison en attendant les frimas de l'hiver. Ces vins sont souvent blancs. Mais pas ces blancs sans goût qu'on ne peut boire qu'avec une goutte de cassis pour cacher la misère, non. Pas ces blanc non plus avec la force de franchir les montagnes, qui laissent une sorte de barre dans la tête le deuxième verre terminé. Non, ces blancs pleins aériens et léger, où le minéral et les petits arômes de citrons et de poire se battent en duel dans vos papilles. Ces petits blancs qui vous mettent un petit frisson dans le corps, quand la température extérieure frôle les 40°C...

Ces vins d'été, de chaleur, de vacances, c'est quand même pour moi surtout les rosés. Et en particulier les rosés du sud. Celui là est du Sud Est, la Provence. Le village s'appelle Le Thoronet, et on est en clairement en Provence.

Alors le château n'a rien à voir avec le Lac de Sainte Croix. Ayant bu ce vin quelques heures après avoir marché autour de cette grande étendue d'eau artificielle, je pensais que... Et bien nom. D'ailleurs, Thoronet est à 50 km du Lac de Sainte Croix. Donc non, rien à voir. Merci d'avoir posé la question...

Parlons du vin un peu quand même... Rosé charmeur du Château Sainte Croix. On dirait une pub pour un parfum...
Plus que des mots, une photo. Début de soirée, rosé avec l'entrée. Ce n'est pas une croustade de moulasse, mais une bien bonne bouchée à la reine et au poisson. Observons déjà une première chose : la clarté du rosé. Pour l'enfant de Lirac et de Tavel que je suis, les rosés clairs sont déjà pour moi un véritable dépaysement.
Sur la photo qui suit, c'est la fameuse daube de poulpe, avec un vin rouge léger qui accompagne la sauce. C'est un régal. J'adore les plats comme ça. Forcément, les tielles ou encornets farcis de Sète sont pour moi un rêve...
Et le vin en lui même ? Et bien on n'est pas sur les immenses vins grandiloquents complexes et tout et tout. Non, c'est un vin simple. J'appelle ça "vin à pizzas", ce qui tout sauf péjoratif dans ma bouche. C'est même une qualité. C'est le vin rafraichissant qui se boit comme du jus de pomme au petit déjeuner. Sans attaquer le palais, sans mal de tête. Qui passe divinement avec des plats provençaux et estivaux.
Frais est le terme parfait pour définir ce vin pour moi. Cela n'indique pas uniquement que la température du frigo était parfaite, non. Ca définie également, dans ma bouche, ces vins qui apaisent la soif, qui font que la soirée commence divinement, et que la nuit sera agréable dans de frais draps.

J'ai le souvenir d'un vin au léger gout de pêche et de fruits de vergers. Toujours le coté rafraichissant, avec ces petites touches de fruits qui font que nous rentrons dans l'été. J'avais bu ce vin fin Mai. Premiers coups de soleil l'après midi. Et la soirée encore chaude dans le centre du village de Castellane...

Je dis souvent que le vin, c'est bien. Mais que l'ambiance autour de ce vin donne un tout autre aspect à la boisson. Un vin médiocre avec des amis sympas, un bon truc à bouffer, et un match de foot qui se passe bien, et on en garde un souvenir excellent. Un grand vin avec des cons, de la bouffe dégueulasse, et des mauvaises nouvelles pleins la tête, et autant boire un Clapion ou un Vieux Pape...

Ce vin, c'est déjà un bon vin à la base. Et c'est pour moi un superbe souvenir. Celui d'un adorable village au milieu de Verdon, Castellane. Finalement c'est ça le plus important pour moi.

samedi 25 juillet 2009

Le Mont Ventoux

J'aime profondément le Mont Ventoux. Cette aprésmidi, je vais me blottir dans mon canapé, m'endormant devant les commentaires de ce Tour de France qui passe par chez moi.

Et j'ouvrirai les yeux devant l'ascension du Mont Ventoux : j'adore ce Mont que l'on voit de tellement loin... Ici, depuis un village entre Sérignan et Rochegude, au milieu des vignes de Sainte Cécile les Vignes...
On voit le Mont Ventoux de chez moi, de Roquemaure. Quand j'étais petit, c'était la première chose que je voyais en sortant sur la terrasse de chez mes parents. Impression que ce gros truc m'a toujours un peu protégé... C'est idiot.
Cette image, les coureurs la verront tout à l'heure, la neige en moins. On vient de quitter le village de Bédouin. Quand on quitte Bédouin, c'est là que les ennuis commencent, et que les 22 km d'ascension débutent...
Cette image a été prise quelques jours avant Noel. On remarque la cheminé qui marche. On remarque aussi que l'hiver 2006 a finalement été peu enneigé...
Au fur et à mesure qu'on grimpe, les arbres laissent la place à ce fameux paysage lunaire...
Tiens, une photo du Faucon dans le Mont Ventoux...
Voilà le Mont Ventoux vu d'en haut... Pas vert. Mais assez magique de quitter Bédouin sous la canicule d'un 35°C à l'ombre, et de mettre un pull à manche longue arrivant au sommet. Le vent aussi, il est froid en haut...
Le paysage lunaire...
Pas grand chose à dire finalement. Mais parler et écrire n'était pas mon propos. La Star, c'est le Ventoux. Que j'aime profondément...
Je ne serai pas au bord de ma piscine aujourd'hui, mais devant ma télé. Avec une pensée pour les copains qui ont fait cette étape en début de semaine... (9 heures il a mis un ami à moi... Pétard...)
J'adore le Tour de France. Aussi pour ce genre de moment. Et quand le Tour rencontre le Mont Ventoux que j'aime, et bien... C'est une belle aprèsmidi...

Les parlementaires sont libres ! Sale nouvelle pour HADOPI ?

Après l'annonce du bon Dominique Paillé (il n'y a pas de délits d'opinions à l'UMP), voilà celle d'Henri de Raincourt, indispensable ministre auprès des Parlements. Dans une interview, il proclame clairement que les parlementaires sont libres. De leur vote aussi alors.

Ca veut dire pleins de choses ces deux phrases. Ainsi HADOPI, qui est loin de faire l'unanimité auprès des députés UMP, peut elle se faire du soucis ? Dans ce cas, cela voudrait dire que Copé n'enverrait plus de lettre intimant l'ordre de faire ce que demande le chef ?

J'ai juste l'impression que même pendant le weekend, même pendant les vacances, "ils" se moquent bien de nous...

Enfin, rions un peu quand même. Yves Jégo se lache dans le Figaro. Il n'en veut pas au tout puissant Sarkoy, si beau et si grand. Mais à Fillon qui "ne voulait plus de lui". Grandeur toujours... Triste politique, autant partir en weekend et tout couper.

vendredi 24 juillet 2009

HADOPI - C'était ça qui manquait ! (un logo)

Évidemment ! Ca paraissait évident ! Un logo, ça change tout !

La Loi HADOPI est méga-mal branlée. Des points d'inconstitutionnalité un peu de partout. Des débats tronquées, où le jusqu'au boutisme du gouvernement aura peut être du mal à résister un réel ras le bol des députés de la majorité. Et une idée générale de l'Internet pas forcément à l'avantage ni de ses acteurs, ni de cette belle technologie...

Mais ce qui manquait, c'était un logo ! PC Inpact propose pleins de logos, tous aussi efficaces les uns que les autres. Je ne sais pas s'ils seront en adéquation avec le cahier des charges du Saint Ministère de la culture... Personnellement, j'ai une affection pour le logo proposé par mon copain Zgur...

Cette histoire de logo, qui pourrait couter une petite fortune (rappel du prix du logo du pôle emploi : 150 000 €...), me rappelle cette pub des Nuls. Scatologique à souhait, c'est vrai. Mais j'ai l'impression que le logo d'HADOPI, c'est un peu la cerise sur le caca. Avant le logo, HADOPI c'est moche. Après, HADOPI c'est beau...
Non, HADOPI ça sera aussi laid que ce qu'il y a sous la cerise de la publicité... La cosmétique ne change pas le fond. Et tous les maquillages ne changeront jamais la laideur de l'âme...

Les députés partent ce soir en vacance. Espérons que ce temps de réflexion leur sera profitable...

jeudi 23 juillet 2009

Heureux de revoir André Santini à l'Assemblée Nationale :)

André Santini reprend son poste de député. Je suis heureux de le revoir, ce bon sociétaire des Grosses Têtes, toujours une bonne blague à la bouche. Ahhh, la belle politique saucisson paté, celle que j'aime. Heureux du retour d'André Santini, vraiment...

Voilà voilà. Voilà... Content. Cool.

De quoi ? Qui ça ? Frédéric Lefebvre ? Pétard je l'avais oublié celui là !

Alors tout le monde parle de Frédéric Lefebvre dans un ministère. Sauf que le Parisien annonce que ça n'enchante pas grande monde de le récupérer, le vociférant porte parole de l'UMP... Et même honnêtement, cela paraitrait assez scandaleux un secrétariat d'Etat de "bon copain"...

Mais bon, au PS, le porte parole n'a pas de mandat électif. A l'UMP, le bon Dominique Paillé non plus (quand on perd toutes les élections auxquelles on se présente...). Donc bon, un porte parole sans mandat, c'est pas non plus scandaleux...

Enfin, bizzarement, je suis doublement content de le revoir à l'Assemblée le bon André Santini... Si on pouvait, par contre, moins voir son suppléant, je reprendrai deux fois du yaourth ce soir.

Quand le RPR voulait changer de nom...

Petit souvenir d’ancien jeune militant RPR. 1998’, ça va mal au RPR. Après avoir mis son chef à l’Elysée en 95’, le RPR remarque qu’il ne s’est jamais vraiment remis de la scission baladurien – chiraquien. Et par-dessus le marché, la dissolution de 1997’ ne passe pas à droite. Juppé, qui était premier ministre – premier secrétaire du RPR, a démissionné. Seguin le remplace à la tête. Pour plus trop longtemps, puisque l’histoire le verra déserter la tête de ce parti, parce que trop de divergence. En bref, au crépuscule des années 90’, le RPR va très mal !

Et que se passe-t-il à ce moment là ? D’un chapeau (lequel ?) sort une idée incroyable : changeons de nom ! Et faisons un référendum. Nous sommes au mois de Janvier 1998’, et on doit voter…

De souvenir, les noms étaient Rassemblement, Rassemblement pour le France, et le très bon « Rassemblement pour la République »… De souvenir, il me semble que j’avais voté pour garder le nom. J’avais grandi avec le RPR, et je pensais à l’époque que changer de nom pour changer de nom, c’était une franche bêtise.
Finalement, les militants ont choisi. Ils étaient attachés au RPR, aux valeurs gaullistes véhiculées (ou prétendument véhiculées...) par ce parti. Et le RPR resta RPR. Fin de l'histoire.

Aujourd’hui, BHL et pleins d’autres huiles évoquent cette idée novatrice de changer le nom du Parti Socialiste… Et m’est avis que si l’UMP plante les régionales, les prochaines présidentielles et législatives, ils auront aussi cette idée de changer de nom.
Mais pour le PS, je pense que si le référendum du changement de nom passe parmi les militants, je suis loin d'être socialiste, mais j'imagine bien une majorité pour le statut quo. Et je ne trouverais pas ça choquant...

Changer de nom, une idée de gens pas en forme du tout ? Peut être. Est-ce le remède miracle ? La migraine passe rarement en changeant de coiffure…

mercredi 22 juillet 2009

Taxe carbone : scandaleuse hypocrisie

La France va sauver la Terre… Après la mauvaise blague de cette « taxe sur les économies d’énergie », voilà la Taxe Carbone qui se précise.

Disons le tout de suite, je suis scandalisé. Par tout. D’abord par cette mauvaise foi. L’objectif de l’Etat est de compenser la suppression de la Taxe Professionnelle. Donc on crée une Taxe Carbone. Pourquoi pas ? Mais dans ce cas, qu’on ait la décence de dire la vérité au français ! Qu’on ait la décence de ne pas prendre le malhonnête prétexte du réchauffement climatique et de la nécessaire sauvegarde de la planète pour créer une taxe qui n’a qu’un seul but de renflouer les caisses de l’Etat. Qui peut être contre la lutte contre le réchauffement climatique en plus ?
Qu’on laisse la Terre un peu tranquille, l’alibi est déplacé.

Ensuite, qu’avions nous écrit lorsque le Président avait parlé de la suppression de la Taxe Professionnelle ? Que celle-ci serait compensée par une nouvelle ponction dans les ménages, chez cette France moyenne qui en a déjà ras le bol. Et là encore, on parle d’aménagement pour les foyers les plus modestes, et pour les entreprises (encore) remettant l’ensemble de l’effort sur cette classe qui n’est bonne qu’à travailler et à payer… Je trouve ça scandaleux.
Cela fait 4,3 milliards ponctionné chez les français moyen. Pratiquement, cela fait une hausse de 8,5 centimes le litre de gasoil. 55 centimes de francs pour se rappeler un peu. Sur un plein de 40 litres, ça fait 3,4 euros de plus. Il y a peu, nous pleurions le carburant cher. Ca va revenir, et ça sera moins la faute des méchants qui spéculent que de cet état obèse.

Michel Rocard le martèle : « Ce n'est pas une charge destinée à améliorer les finances de l'Etat ». Qu’il ait au moins la dignité d’arrêter de nous prendre pour des idiots.
La Taxe Carbonne est une taxe scandaleuse. Inutile car uniquement franco française. Injuste car c’est une nouvelle fois les français moyen qui vont se la prendre de plein fouet. Et malhonnête car elle prend le prétexte de la sauvegarde de la planète pour justifier une taxe qui ne sert qu’à « améliorer les finances de l’Etat » suite à la suppression prochaine de la TP, n’en déplaise à Michel Rocard.

« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts » disait le Président…

mardi 21 juillet 2009

"L'entarté" (Renaud), et en bonus BHL vu par Desproges

Même si nous n'avons pas le même vote, j'aime beaucoup le chanteur Renaud. Je suis comme ça, mes amitiés et affections, personnelles ou artistiques, ne dépendent pas d'un bulletin de vote, d'un "positionnement politique".
J'aime beaucoup Renaud. Et tout à l'heure, en rentrant du boulot, mon autoradio m'a joué cette chanson, "l'entarté".

Petit moment de plaisir... Qui remet un peu à sa place aussi l'avis autorisé de l'immense Bernard-Henri Levy, qui aura bien amusé la blogosphère...




En bonus track quand même, car c'est irrésistible, l'extraordinaire Pierre Desproges qui commente ce fameux entartage, le premier.
Finalement, le meilleurs analyste politique d'un non évènement de 2009 sera un invité de Denisot en 1985... Il se régalerait Desproge aujourd'hui, et rendrait nos soupirs moins douloureux sans doute...

HADOPI reporté... Odeur de sapin ?

Finalement, ça sera en Septembre qu'on votera HADOPI. Le bon président Accoyer l'a ainsi annoncé. Est ce qu'on peut dire, avec sourire, que ça sent le sapin pour HADOPI ? Le cadavre, toujours conservé dans le formol des désirs de l'Elysée, bougerait presque...
Mort depuis le 9 Avril date de son premier rejet. Puis le conseil constitutionnel rajoute une balle dans le corps mou. Et après... ? L'acharnement thérapeutique est il justifié, nécessaire ? Décent ?

Alors que la logique voudrait qu'on arêtte les bétises et qu'on passe à autre chose, on apprend que le ministère de la Culture lance un appel d'offre pour doter HADOPI d'un logo. Qui va couter un bras sans doute, mais c'est joli.
J'aurais quelques idées de logo. Mais comme ce serait de mauvais goût, restons en là...

Pourquoi Jack Lang plutôt que Patrick Bloche sur RTL avant HADOPI ?

Aujourd'hui, le feuilleton HADOPI revient aujourd'hui à l'Assemblée. Quand le film sortira, vraiment, faites moi penser à la télécharger...Et pour parler de ça, quel socialiste invité sur RTL ? Jack Lang bien sur.
"Je vote HADOPI 2 parce que je suis socialiste" clame t'il... Soutien à HADOPI qui ne manquera pas de recevoir une lettre de Martine Aubry sans doute...

Ma question est bête. Mais quitte à faire parler un socialiste, pourquoi Jack Lang ? Pourquoi quelqu'un dont on sait que la parole est faite de mensonge et d'insincérité ? Pourquoi quelqu'un qui, de part son comportement, contribue au rejet et dégout de la politique de la part des français ? Les médias auront, en cas de prochain 21 Avril, une responsabilité immense : celle d'avoir donné la parole à des gens comme Jack Lang sans contradiction ni demande d'explication et de clarification...

Enfin, une nouvelle fois on entend dans les médias la douce voix Hadopienne. Au PS, Jack Lang plutôt que Patrick Bloche ou Christian Paul. A l'UMP... Non, rien. Il n'y a pas de délits d'opinion à l'UMP, mais le mieux est de ne pas faire parler de voix trop discordantes quand même...
Sans parler de TF1, qui eut fait son coming-out en annonçant, de toutes manières, ne pas faire d'information.

Voilà, HADOPI reprend. La belle image des députés godillots qui votent comme leur impose leur chef plutôt que leur coeur. Et maintenant, 800 amendements qu'il faudra traiter avant que l'on ferme l'assemblée nationale fin de semaine, pour refaire la véranda... Véranda de l'espoir ? Je ne sais pas, mais en tous cas, pour une fois, je saluerai le travail de sape caricatural de l'opposition. Même si la politique, ça devrait être autre chose que de se cacher derrière des rideaux ou des piles d'amendements... Mais quand on refuse de respecter le vote de l'Assemblée ou les décisions du Conseil Constitutionnel, forcément...

HADOPI 2 parait pire qu'HADOPI premier du nom. Et dixit le minitre de la culture en personne, cela ne résoudra en rien les problèmes de la création culturelle en France. Cela permettra au plus haut sommet de l'Etat de garder la tête haute en continuant à s'encastrer dans le mur, c'est tout.

Le film continue. J'ai l'impression qu'on dit toujours les mêmes choses. J'ai l'impression qu'à part sur le net, les médias nationaux ne donnent la parole qu'à une seule voix.
La suite au prochain épisode, pour redire les mêmes choses ?

lundi 20 juillet 2009

Taxer les économies d'énergie...

L’actualité donne parfois des nouvelles écœurantes de cynisme, voire même d’immoralité. En tous cas, des nouvelles qui dégoutent le citoyen que je pense être.
Samedi, je lisais le Parisien – Aujourd’hui en France, et je suis tombé sur un article ahurissant, dont le titre était « quand EDF combat les économies d’énergie ». Cet article raconte l’histoire de la société Voltalis, qui a conçu un boitier permettant de réaliser des économies d’énergie électrique. Ce qui va finalement dans l’air du temps, bien écologiquement responsable. Et qui en plus allège notre facture électrique. A l’heure où le pouvoir d’achat n’en peut plus de s’affaisser, c’est un attention agréable. Surtout quand on sait que ce même pouvoir d’achat va encore en prendre dans le pif au réveil de cette nouvelle taxe qui va nous permettre de sauver la planète…

Sauver la planète en économisant ses ressources, en gros c’est ce que disent les Nicolas hulot, Yann Arthus-Bertrand, et tous ceux qui veulent nous faire prendre conscience qu’on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a (je parle de ressource, pas de comptes publics, parce que là… soupir). Et c’est un juste combat.

Mais voilà… La terre souffre aussi parce que l’homme est homme. Et les 7 péchés capitaux sont ceux qui sont… EDF porte plainte contre la société Voltalis. Et demande une indemnisation pour ce manque à gagner…
Cela parait incroyable. Payer pour ce que l’on consomme, d’accord. Mais pour ce que l’on ne consomme pas ? J’ai le chauffage au gaz. J’ai aussi en appoint une cheminé. Dois-je indemniser GDF lorsque je fais une flambée en baissant mes radiateurs pour « économiser » du gaz ?
Non, la démarche d’EDF est scandaleuse, citoyennement irresponsable. Et en terme d’image, après la demande d’une augmentation des tarifs de 20 %, c’est une nouvelle claque dans la communication de cette entreprise EDF (que pour ma part j’aime beaucoup en plus…).

Et voilà qu’arrive le CRE. Commission de Régulation de l’Energie. Notons bien le R de CRE, « Régulation »… Et cet organisme, que je ne connaissais plus que ça, décrète l’imposition à Voltalis d’indemniser EDF.

« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts » avait dit Nicolas Sarkozy. Nous lui avons fait remarquer que les impôts, c’est vrai que non. Mais les taxes… La fin de l’année devrait voir la naissance de la « Taxe Carbone », voilà que l’été engendre la « Taxe sur les économies d’énergie ». Validant presque le fait que l’objectif de « sauver la planète en taxant l’essence du crétin qui travaille » n’était peut être pas l’objectif premier.
Non, l’important est de trouver l’argent qui compensera la suppression de la Taxe Professionnelle. La sauvegarde de la planète, pensez donc… La CRE démontre, par l’absurde, l’hypocrisie complète de ces discours. Un affichage « écologique » pour faire passer une pilule purement économique.
Je comprends l’objectif économique. Et même quelque part je serai prêt à l’accepter. Mais qu’on ne me prenne pas pour un con…

Comme la défense des artistes pour HADOPI, la sauvegarde de la planète ne serait qu’un prétexte pour faire avaler n’importe quoi ?
EDF n’en a cure des prétextes. Quelque part, il y a du cynisme écœurant derrière la déclaration des + 20% ou la demande de se voir indemniser les économies d’énergie. Mais au moins, il n’y a pas de discours alambiqués, de faux semblants. La sincérité est parfois abjecte, mais je ne sais pas si je ne la préfère pas…

Enfin, au final, pas rassuré pour l’avenir de ma planète quand même…

dimanche 19 juillet 2009

Weekend languedocien, du Gard à l'Hérault

Certains weekends permettent de se ressourcer. De se changer les idées. De passer à autre chose.
La semaine du 14 Juillet a été difficile pour moi, pour nous. Rien de dramatique, rien qui ne mérite d'user de la bande passante pour se plaindre. Tellement de choses plus dramatiques ici et là...

Trouver un hotel à proximité de Sète... Pourquoi Sète ? Pourquoi pas. Et puis parce que Bandol c'est de l'autre coté et que de toutes manières, outre les souvenirs de la mer toulonnaise, j'imagine que c'était plein. Et j'avais envie d'aller à Sète.
De voir aussi, sur la route, des villages du Gard, de mon Gard. Que je ne connais pas tant que ça. Saint Gilles, Vauvert par exemple. Aigues Morte aussi, en passant dans le département à coté. Sète enfin...

Une petite balade pour finir le weekend. Avant une nouvelle semaine... Comme disait l'émission du soir de Canal Plus : "ce qu'il y a de terrible dans une semaine, c'est que quand c'est fini, ça recommence..."

Saint Gilles
Vauvert, depuis la terrasse d'un café
Aigues Morte
Sète

PS : pour Hypos, j'ai pas écrit en petit... J'aurais pu pourtant, mais je suis gentil avec les gens que j'aime bien :)

Le PS n'a pas besoin d'ennemis avec des amis comme ça...

L'indispensable Bernard Henri Levy l'affirme : "Le Parti Socialiste doit disparaitre au plus vite". Son interview au JDD fera du bruit. Ou pas si, comme moi, la parole de BHL importe peu.
Mais quand même, sa position est bien plus radicale que celle d'un Valls qui pense que le PS doit changer de nom. Peuchère, ça lui vaut une branlée publique de la part d'une première secrétaire, qui elle même se fait remettre ses montres à l'heure par le bon Julien Dray...

Non, avec des amis et des membres comme ça, le PS n'a pas besoin d'ennemis. Et l'année prochaine, les élections régionales...

Pendant ce temps, les sondages sont bons pour Nicolas Sarkozy et François Fillon...

samedi 18 juillet 2009

Partir, pendant que Saint Seiya rencontre Robbie Williams

Pendant qu'à Paris les grandes manoeuvres de 2014 commencent, je pars au bord de la mer. Saint Gilles dans le Gard, Aigues Mortes, peut être marcher un peu à Lunel... Puis flaner dans les rues de Palavas, de Sète, de Frontignan. Ce soir, je resterai dormir dans un hotel vers là. C'est bien de partir un peu. C'est bien de partir un peu. Juste un weekend.
Oh, je ne suis pas idiot, l'hotel que j'ai pris, à Balaruc les Bains, là où j'allais voir ma mamy en cure quand j'étais tout petit, est équipé du Wifi. Je passerai peut être ce soir. Peut être pas...

Marrant Blogger, on peut programmer l'heure d'envoi du message. Peu avant 19 heures. Je serai sans doute en train de marcher dans Sète, au bord des canaux. Cherchant une terrasse qui nous servira un rosé bien frais. Les rosés de la Côtes Languedociennes ne sont pas forcément mes préférés, mais ils ont cet avantage de légèreté et d'aller à merveille avec un cadre méditerranéen du Languedoc. C'est marrant d'ailleurs combien il y a une différence notable de part et d'autres du Rhône. La méditerranée occidentale, la languedocienne, n'ayant rien à voir avec celle d'orient, de Provence ou de Côte d'Azur. Une réflexion à la con, comme ça...

Des réflexions, j'en aurais peu. Il est midi au moment où j'écris ce billet. Falconette n'a su qu'il y a peu que ce soir nous ne dormirions pas à la maison... Je lui ai demandé de ranger une valise rapide. Surprise du lever ? Je ne sais pas... Plus agréable que la surprise d'un avant 14 Juillet en tous cas... Nous aurions du être à gauche du Rhône ce soir, nous serons à droite.
Partir c'est bien, ça permet de laver un peu la tête. Et aussi, accessoirement, d'éviter de rencontrer du monde...

Ce matin, j'ai trouvé cette vidéo de Saint Seiya, qui cette fois rencontre Robbie Williams. La chanson Eternity est jolie. Je ne la connaissais pas. Elle m'a beaucoup ému en tous cas, cette AMV. Enfin, Saint Seiya m'émotionne facilement...
Qu'elle accompagne notre route... Et le weekend.

Petit déjeuner sur sa terrasse

Rien à rajouter...

Lectures pour un bon weekend...

La blogosphère est merveilleuse.

* Ici, Disparitus propose une lecture délicieusement avancée de la fameuse lettre de Martine à Manuel... On s'amuse bien au PS, ils n'ont vraiment que ça à foutre... (soupir)

* Là, Esprit Républicain rappelle combien de couleuvres nous avalons en mois de Juillet... Soupir bis.

* Un peu plus loin à gauche, Sarkobasta reprend ce rapport de la cour des comptes qui trouve un peu énorme que l'Elysée subventionne aussi grassement l'institut de sondage Opinion Way... Qui sonde pour le Figaro, TF1...

* Enfin, intéressante suite de billets sur la question "qu'est ce qu'être de droite ?". C'est Némo qui a lancé l'idée en le demandant à sa maman, et qui en a fait une chaine.
Hérétique et Démocratie Durable ont écrit de forts pertinents billets à ce sujet. Rejoints par le sympathique Claudio, qui a mis sa pierre à l'édifice. Bravo à eux.

A bientôt... (moi je pars, je sais pas où mais je pars... Je me mettrai bien profond sous terre pour ne voir personne, mais bon... on ira moins loin, si je trouvais du pétrole j'aurais pas l'air encore plus con...)

vendredi 17 juillet 2009

« Il n’y pas de délit d’opinion à l’UMP » : chiche ?

La phrase est prononcée hier midi par Dominique Paillé aux Grandes Gueules, porte parole de l’UMP. Comme Frédéric Lefebvre tiens. Un battu des législatives (et des sénatoriales), et un suppléant au législative… Remarquez, à gauche le porte parole est Benoit Hamon. Pour être porte parole d’un grand parti, il faut être battu, ou pas élu… Enfin, c’est pas le sujet.

Le sujet c’est cette phrase que j’écris en grand tant elle est belle :
« Il n’y pas de délit d’opinion à l’UMP »
Sous entendu au PS si. Pas à l’UMP. « Personne ne fera l’objet d’une vindicte s’il a d’autres opinions » répète Copé. Copé, au fait, n’était ce pas le président des députés UMP qui avait écrit cette lettre leur intimant l’ordre de voter pour HADOPI, au nom de la discipline de groupe ?

Il n’y a pas de délit d’opinion à l’UMP. C’est Lionel Tardy qui va être content. Et nous, les internautes, pouvons être soulagés.
Allez, parlons d’HADOPI tiens. Jacques Domergue, Jean-Pierre Gorge, deux députés godillots opposés à HADOPI mais qui ont courageusement voté pour HADOPI la première fois. Ainsi, sur le prochain vote HADOPI 2, s’ils sont cohérents avec ce qu’ils pensent, et comme ils sont « libres » comme le rappelle le bon Dominique Paillé, et qu’en plus ils ne risquent rien (Copé), ils vont pouvoir voter contre.

Ainsi les députés PS tout aussi courageux n’auront pas à saisir le conseil constitutionnel. Nous avions eu peur à un moment qu’ils se débinent, mais non, ils auront bien 60 signatures.
Et la France, la République, sera sauvée d’HADOPI grâce aux courageux députés de droite qui n’en tireront plus aucun mérite finalement : il n’y pas de délits d’opinion à l’UMP.

Je ne sais pas vous, mais j’ai encore l’impression d’une merveilleuse enfumade de la part du parti majoritaire… Mais comme dans le camp d’en face, c’est affligeant, ben…
Ben rien. Soupir… (mais sinon je comprends tous les jours plus pourquoi le garçon de droite que je suis n'a jamais pris sa carte à l'UMP...)

jeudi 16 juillet 2009

HADOPI 2 : + 190 000 euros. Merci qui ?

Merci Franck Riester qui a juste changé un mot dans une disposition du texte HADOPI. Ainsi, ce n'est plus "peut" mais "doit" qu'il faut écrire. Et la lettre recommandée en cas de deuxième avertissement sera obligatoire.

Cette blague est estimée par PC Inpact à 190 000 euros supplémentaires. Ca vaut bien ça la défense des copains du artistes.

(par contre HADOPI ne lira plus mes mails... C'est bête, avec toutes les bêtises et les cucutounus que je reçois, ça l'aurait détendu l'HADOPI...)

PS : Mwarfff Franck Riester qui est beau sur la photo : "on ne fait pas cette loi pour embêter les Internautes"... Merci pour ce sourire, ça faisait longtemps...

Epargnez lui ça... Pauvre Livret A

L'information vient de tomber : le Livret A voit son taux d'intérêt tomber à 1,25 %. Déjà qu'il était pas haut...
D'ici à ce que le titulaire du livret A doive de l'argent à l'Etat... (et je relis l'idée de la Taxe Carbone pour financer la suppression de la TP, et je me dis qu'on en est pas très loin...)

Et pendant ce temps la classe moyenne qui bosse se la ferme en dodelinant la tête. L'été est merveilleux.

Equipe de France : la rupture à la télé...

La Fédération Française de Football, dirigée par le bon Président Escalettes, qui a vu son absence totale de résultat récompensée par une réélection l'automne dernier, a lancé un appel d'offre pour les Droits Télévision de l'Equipe de France de football. Dirigée, rappelons le, par Raymond Domenech, dont l'arrogance et l'absence de jeu et de résultat ont été gratifiés l'été dernier.

Le résultat de cet appel d'offre ne s'est pas fait entendre : il est déclaré infructueux. Les chaines télévision ont valorisé le "produit équipe de France" au niveau ou il est dans le cœur des français. C'est à dire bas, très bas.
Oui, je parle d'amour alors qu'il ne s'agit que de gros sous. La crise, tout ça. Je sais, je suis naïf. Con diront certains. Il n'empêche.

Je ne cesse de dire, sur ce blog et ailleurs, que le pire n'est pas que l'Equipe de France ait de mauvais résultats, non. La France aime aussi ses Poulydors et les faiblesses. Non, le pire est que l'attitude autiste des dirigeants du football français auront détruit cette magie du 12 Juillet, qui fait que j'aurais pleuré de joie un soir de 1998'. Il n'y a plus d'amour entre la France et une Equipe de France composée de gens qui font la gueule, avec à sa tête une personne qui se fout de la gueule du monde. Et le tout dirigé par des gens, le bon président Escalette en tête, qui n'en font justement qu'à leur tête. Dans une tour d'ivoire loin de ce peuple dont ils ne comprennent pas les sifflets.
Les français n'aiment plus leur équipe de France de football. Après ce qu'on a vécu ensemble, je trouve ça terrible. Moi, je n'aime plus cette équipe, je ne la regarde plus depuis deux ans. Et je trouve ça vraiment triste...

Quand est ce que ces personnes se remettront en question ? Un élément de réponse avec la réélection triomphale du Président Escalettes l'an passé... Et sa visible fierté du travail effectué par sa remarquable personne. Et qui ne fait que plus soupirer.
Décidément, le "sens de l'honneur" et du travail bien fait n'est valable que pour les petites gens que nous sommes... Dire que je me rends malade pour des faiblesses que j'ai... Soupir...

mercredi 15 juillet 2009

Pour être original, je m'en vais parler d'Orelsan...

Les élites intellectuelles de ce pays sont celles qui choisissent ce qui est bon ou pas. Ce qu’est la mode, ou la ringardise. Ce qui doit être adulé, ou au contraire lynché. Parfois, cette élite pratique le hasard. Elle prend, au pif, une chanson, un texte, et elle s’acharne dessus. Sur l’auteur. Oubliant par là même qu’il y a d’autres écrits tout aussi nauséabond, sinon plus… Mais l’élite intellectuelle ne sait visiblement pas faire deux choses à la fois. Alors elle reste sur sa condamnation, et elle tape.
Et comme les suiveurs sont derrière, prêt à embrayer sur l’émotion et l’indignation, ben ça marche…

A ce propos, un joli texte d’Authueil sur « La norme et les déviances ». Et cet extrait qui résume mon sentiment « A chaque époque ses hérésies, ses tribunaux de l'inquisition et ses buchers. Ca au moins, c'est quelque chose qui les bienpensants n'ont pas cherché à abolir. C'est tellement pratique. » Tellement pratique…

J’avais déjà écrit combien il était parfois difficile d’être original. Un sujet mainte fois rabâchés sur le web. Jusqu’à l’overdose. Mais je ne suis finalement qu’un suiveur. Un mouton. Et je parle aussi de l’affaire Orelsan…

Je suis comme mon copain Némo, je ne connaissais pas Orelsan avant qu’il ne soit la star du bucher médiatique. Je ne l’ai jamais entendu, je ne l’ai jamais écouté. Je ne sais même pas à quoi il ressemble. J’ai une circonstance atténuante : je ne connais pas le rap. Pas fan du tout. Et pas forcément envie de le devenir.
Sa chanson ? Je ne connais que le titre. Ce qu’il y a dedans ? J’en ai entendu des extraits de phrases. Cela ne m’a pas plus ému que ça car j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ou vu pire, dans des chansons, des films, des livres. Mais bon, le couperet médiatique est tombé sur Orelsan. Tant pis pour lui, cela aurait pu être quelqu’un d’autre…
Mais non, c’est lui.

Pourtant, le Merle moqueur rappelle combien Orelsan n'est qu'un petit joueur comparé à d'autres. Des subversifs, il y en a pléthores. Des textes de rap qui valident la violence, il y en a pas mal.
Ne parlons pas de Florent Pagny qui refuse de payer ses impôts (sourire)… Par exemple, l’indispensable Guy Birenbaum signale que Johnny Halliday pourrait tomber sous le coup de la censure intellectuellement comme-il-faut. « Requiem pour un fou », n’est ce pas un appel au meurtre de la femme ? Je dis ça, j’aime beaucoup Johnny Halliday… Ce qui n’est pas sans conséquences aujourd’hui, mais bon…

J’adore Serge Lama, j’en ai souvent parlé ici. Peut être est ce mon chanteur préféré. Il a aussi des textes très beau, mais d’une grande violence. Dans son (magnifique) dernier album, une chanson qui s’appelle Socrate. Très belle. Et un texte assez subversif, choquant pour certains. Serge Lama se met dans la peau de Socrate. Et les désirs sexuels de Socrate sont plutôt spéciaux. La première fois que j’ai écouté la chanson, honnêtement, j’ai été franchement gêné, pour ne pas dire plus…
Mais voilà, le texte est beau. Et ce n’est pas Serge Lama, que j’adore, qui fait cette apologie détestable. Non, c’est Socrate. On pourrait dire que ce n’est pas Orelsan qui tabasse la femme, mais le personnage qu’il interprète… On pourrait dire beaucoup de chose…

Et puis ensuite en arrive la polémique politique. Ségolène Royal. Elle est accusée d’avoir fait pression sur les organisateurs des francopholies pour déprogramme Orelsan. Elle nie tout en bloc. Les esprits chagrins pourraient mettre en avant le mensonge en politique comme une arme utilisée sans discernement. Jack Lang, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal aussi…
Certains se moquent de l’UMP quand ils en appellent à la « liberté d’expression », ils ont raison. Surtout quand c’est le caricatural Lefebvre qui balance le communiqué rieur. Mais dans ses actes, peut-on légitimement penser que Ségolène Royal est plus « tolérante » que Nicolas Sarkozy par exemple ? Elle censure aujourd’hui Orelsan, hier c’était les dessins animés japonais qu’elle voulait interdire. Et visiblement, sa méthode de gouvernement en Poitou Charente n’est pas plus apaisée que celle de Nicolas Sarkozy au plus haut sommet de l’Etat.
Je termine ma diatribe sur Ségolène Royal (que je ne porte pas dans mon cœur, vous l’aurez compris) par cette remarque. Nous critiquons tous la gestion clanique du pouvoir par Nicolas Sarkozy. Je reprends le leitmotiv de Ségolène Royal lorsque, en bonne démocrate, elle contestait le verdict des urnes socialistes. « Mes amis et moi-même ». Mes amis et moi-même… Soyons clairs, j’abhorre le clan Sarkozy et cette politique des petits copains. Je détesterai tout autant le clan Royal. Remplacer un clan sectaire par un autre clan tout aussi sectaire, sinon plus, non merci.

Bref, que l’intervention de Ségolène Royal soit effective ou pas, qu’importe après tout… J’aurais encore dit tout le bien que je pense d’elle. Qu’elle ait fait ou non pression sur les organisateurs des Francofolies.

Pour finir sur la partie politique, Marc Vasseur a relevé la bêtise de Frédéric Mitterrand qui compare Orelsan à Rimbaud. D’ailleurs, son billet permet de lire le texte incriminé d’Orelsan, et un poème à coté (que je trouve sacrément d’un autre niveau…). Rébus se moque quant à lui de cette table ronde des rappeurs (modérés s’il vous plait) que veut faire Fadéla Amara. Bêtise, quand tu nous tiens, tu ne nous lâches pas…

Pour finir, ma position quand même… Je déteste la légitimation et les appels à la violence. Contre les femmes bien sur, mais aussi contre la police, contre les entreprises, contre les riches, contre les étrangers, etc… Donc le texte d’Orelsan me met des frissons de colère dans le corps. Comme certains textes qui appelaient au meurtre de flic m’insupportaient. Ajoutons à ça le fait que je ne suis pas tellement sensible à la musique « rap », je ne suis pas fan, mais alors pas du tout fan, d’Orelsan.
Doit-il pour autant être interdit ? Je n’aime pas, je n’écoute pas. Est-ce que cela doit être interdit pour les autres ? Et si lui doit être interdit, pourquoi ne pas interdire tous les textes subversifs, toutes les œuvres immorales ? Contre les femmes, mais d’une manière générale contre « autrui ». Cela en éliminerait beaucoup…

De plus, je suis toujours mal à l’aise quand il y a lynchage. Désaccord oui. Lynchage non. Que la personne lynchée s’appelle Julien Dray, Hervé Gaymard, ou que ce soit un rappeur qui est passé au mauvais endroit au mauvais moment, cela me gène.
Au final, on crée un martyr alors qu’on souhaitait faire un exemple. Et le résultat, pour moi, et que malgré des textes que je ne trouve pas franchement réussi, Orelsan me devient sympathique, et touchant. Etait ce le but initial ?

Ma conclusion sur cette pseudo histoire Orelsan ? Défendre la liberté aussi de dire des conneries. En face, il y a la liberté de s’opposer, d’exprimer son désaccord, sa réprobation. C’est aussi pour ça que je suis mal à l’aise quand j’entends parler d’interdire les listes de Dieudonné, ou d’interdire Le Pen comme cela est souvent évoqué. Laissons les libre de dire des conneries. Et nous soyons libres d’être fermes dans notre opposition.
La liberté empêche aussi de créer des martyres… Alors soyons plus intelligents que ceux dont on souhaite combattre les idées détestables !